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Test : FINAL FANTASY VII REBIRTH sur Nintendo Switch 2

Test : FINAL FANTASY VII REBIRTH sur Nintendo Switch 2
Test : FINAL FANTASY VII REBIRTH sur Nintendo Switch 2

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Genre : RPG, Action, Aventure Langues : Français, Anglais, Japonais (voix japonaises et anglaises) Sous-titres : Français, Anglais, Allemand, Espagnol, Italien
Prix : 49,99€ version boîte 


SCENARIO
 

Final Fantasy VII Rebirth reprend exactement là où Remake s’arrêtait : une fois sortis de Midgar, Cloud et sa bande poursuivent Sephiroth à travers un monde ouvert réinterprétant les lieux cultes de l’épisode de 1997. On retrouve les grands moments attendus Kalm, Junon, Costa del Sol, Nibelheim mais avec une mise en scène largement modernisée et une réécriture assumée qui continue de prendre ses distances avec le scénario original. L’écriture ose davantage, multiplie les scènes intimistes et creuse les relations entre les membres de l’équipe, avec quelques fulgurances émotionnelles vraiment réussies.

 

Sur Switch 2, le contenu scénaristique est strictement identique aux versions PS5/PC : mêmes chapitres, mêmes cinématiques, mêmes quêtes annexes, rien n’a été amputé. C’est un très bon point. En revanche, les défauts déjà relevés ailleurs ne disparaissent pas : certains dialogues s’étirent inutilement, quelques séquences méta autour du destin et des “arbres de possibilités” pourront en fatiguer plus d’un, et le jeu assume son statut de “milieu de trilogie”, ce qui signifie qu’on termine sur un sentiment volontaire d’inachevé. Globalement, l’aventure reste captivante, parfois confuse, mais rarement indifférente.

 
GAMEPLAY
 

Le système de combat de Rebirth, mélange d’action en temps réel et de commandes tactiques en pause active, est intégralement là, et c’est une excellente nouvelle. Alterner entre les personnages à la volée, gérer les jauges ATB, enchaîner les compétences synchronisées et les Transcendances reste un vrai plaisir. La richesse des builds possibles, entre matérias, équipements et synergies de duo, offre une vraie profondeur pour ceux qui aiment optimiser sans que cela devienne indigeste pour les joueurs plus “casual”.

Sur Switch 2, le jeu vise un 30 fps stable. Dans les zones fermées, les combats de base et la plupart des donjons, l’objectif est globalement tenu : l’action reste suffisamment fluide pour que le système conserve son dynamisme et sa lisibilité. Dès que l’on passe en monde ouvert, la réalité est moins flatteuse. Certaines zones chargées (faune, végétation, effets météo, grands panoramas) entraînent des baisses de framerate visibles et quelques micro-saccades, surtout en portable. Ce n’est pas injouable, loin de là, mais on sent que le moteur tire fort sur le hardware.

 

Les activités annexes chasses, mini-jeux, exploration des tours et sanctuaires, énigmes de chocobos sont toutes présentes. Elles profitent plutôt bien du format nomade : grignoter une chasse ou un mini-jeu de cartes pendant 20 minutes dans les transports fonctionne étonnamment bien. Le revers, c’est que la structure déjà très “checklist Ubisoft” du monde ouvert se ressent davantage quand on enchaîne de longues sessions : beaucoup d’objectifs, pas toujours inspirés, et un sentiment de remplissage qui finit par s’installer.

 
GRAPHISMES ET BANDE-SON
 

C’est ici que le compromis Switch 2 se voit le plus. En mode docké, la résolution upscalée offre un rendu correct : on n’est évidemment pas au niveau d’une PS5, mais l’image reste globalement propre, avec des panoramas souvent impressionnants de loin. Les grosses cinématiques passent très bien, et les modèles principaux conservent une belle finesse. De près en revanche, les concessions sautent aux yeux : textures souvent simplifiées, ombres approximatives, éléments de décor qui “popent” tardivement, et quelques surfaces franchement pauvres quand on s’attarde.

 

En portable, la situation est paradoxalement plus flatteuse : la taille réduite de l’écran masque une partie des défauts, même si l’image apparaît plus floue que ce à quoi on a pu s’habituer sur d’autres plateformes. On s’y fait, surtout parce que l’interface reste lisible et que les couleurs conservent une bonne tenue. Les temps de chargement sont, eux, étonnamment courts pour un portage de ce calibre, ce qui rend les déplacements entre zones beaucoup moins pénibles qu’on pouvait le craindre.

 

La bande-son, sans surprise, reste au sommet. Les arrangements des thèmes cultes, les nouveautés, les variations dynamiques en combat tout est intact, et c’est un vrai régal au casque. Le doublage (VO japonaise comme VF/VA) tient la route, même si certaines intonations très “anime” ne plairont pas à tout le monde. En nomade, c’est clairement l’un des principaux arguments de cette version : se balader dans le monde en se laissant porter par cette BO, même avec quelques concessions visuelles, fonctionne très bien.

 
CONTENU ET DUREE DE VIE
 

Rebirth est massif, sur Switch 2 comme ailleurs. Comptez une bonne 60aine d’heures pour voir le bout de l’histoire principale sans trop traîner, et facilement 100 heures si vous visez les missions secondaires, les objectifs des différents biomes et les activités de fin de jeu. Le portage n’a retiré aucun morceau de contenu, ce qui est à la fois une force et une faiblesse : on en a pour son argent, mais la densité d’activités peut finir par lasser, surtout dans les zones où les objectifs se répètent.

Le format nomade de la Switch 2 change toutefois la perception : ce qui ressemble à du remplissage sur un canapé peut devenir des “sessions grignotage” en mobilité. Aller capturer un chocobo, compléter quelques fiches de cartes ou terminer une quête secondaire entre deux stations passe beaucoup mieux en portable. Le jeu s’y prête étonnamment bien, à condition d’accepter l’idée de le consommer par petits morceaux plutôt qu’en énormes sessions de 5 heures.

 
CONCLUSION
Final Fantasy VII Rebirth sur Nintendo Switch 2 est un portage courageux et globalement réussi, mais qui arrive forcément avec un lot de compromis visibles. Oui, c’est impressionnant de voir ce mastodonte tourner sur une machine hybride, avec la totalité du contenu et une expérience de combat globalement respectée. Non, ce n’est pas une version “idéale” si votre priorité absolue est la finesse d’image et la stabilité totale du framerate.

Le jeu lui-même reste ce qu’il est : un épisode central ambitieux, généreux, parfois trop plein, qui réinvente FFVII tout en s’en éloignant de manière clivante. Si vous avez déjà fait Rebirth sur PS5, cette version n’a d’intérêt que si la portabilité est un critère décisif pour vous. Si vous n’y avez jamais touché et que la Switch 2 est votre machine principale, vous obtenez ici une porte d’entrée tout à fait honorable, à condition d’accepter les limites techniques inhérentes au support.

En résumé : un très bon jeu, un portage techniquement respectable mais imparfait, et une version qui prend tout son sens si vous voulez vivre cette énorme épopée par tranches, partout, plutôt que cloué à un canapé devant une console de salon.

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Test : FINAL FANTASY VII REBIRTH sur Nintendo Switch 2 réalisé par Laëtitia
sur une version offerte par l’éditeur

 

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Source : https://alertetgo.com/test-final-fantas ... -switch-2/
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